Je suis l'enfant perdu qui cherche son chemin
A travers des mots ardents qu'il ne connaît pas
Peut-être qu'il faudrait que tu prennes ma main
Sinon je vais tomber, la nuit m'attend en bas.
Je suis le livre dont tu écriras les pages
Avec des rêves et avec de la lumière ;
Je suis l'oiseau que tu as sorti de la cage
Tu m'as épuré, j'étais couvert de poussière.
Oh!Comment te dire ce que le verbe effleure
Tant le désert est grand et l'océan profond ;
Le langage ne connaît pas toutes les fleurs
Car celles du coeur, il en ignore le nom.
L'infini ne s'exprime pas il va plus haut
Que nos sommets risibles où se perd le sens ;
Laure ce que je te dirai n'est que l'écho
D'un absolu qui se nourrit de ton essence.
L'univers c'est toi et ces astres que tu crées
En me regardant, en étant à mes côtés ;
Le rayon retourne à celui qui le procrée
Et toute mon âme est à tes pieds, ligotée.
J'ai longtemps cru que la route était un désert
Qu'on devait traverser en portant son linceul.
Maintenant je sais, je ne crains plus les geysers
Lorsque mon coeur bat pour toi, je ne suis plus seul.
Je suis la vague qui retourne dans la mer
Pour s'abreuver d'essence, et d'éternité.
Tu m'as fait voir le nombre que l'âme énumère
L'amour est mon seul dieu, ma seule vérité. /.